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Relancer l’économie sans relancer l’épidémie. Voilà le défi du déconfinement progressif que va enclencher le pays le 11 mai prochain. Pour les entreprises cela signifie réorganiser le travail d’une manière forcément différente de ce qu’il était avant la crise sanitaire.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a demandé que le télétravail soit maintenu « au moins » pour les trois semaines suivant le 11 mai. Cela permettra de limiter le recours aux transports publics pour les salariés. Par ailleurs quand le télétravail n’est pas possible, Edouard Philippe demande aux entreprises d’aménager les horaires comme décaler les prises de postes ou les embauches dans les usines pour étaler les flux et ainsi éviter les occasions de contamination. L’objectif est aussi de limiter au maximum le nombre de salariés présents simultanément dans un même espace de travail. Les directions de ressources humaines des entreprises devront donc étudier la faisabilité de mettre en place des horaires décalés.

60 guides de bonnes pratiques

Pour reprendre le travail dans des conditions sanitaires optimales, les fédérations professionnelles éditent des guides de bonnes pratiques en concertation avec les organisations syndicales. Ces guides listent très concrètement les bons gestes barrière des salariés à appliquer, le nettoyage des locaux ou des outils, la distanciation physique… 33 guides sont déjà prêts comme dans la métallurgie, le BTP, etc. Pour couvrir tous les secteurs, 60 guides sont nécessaires mais Edouard Philippe a assuré qu’ils seraient prêts pour le 11 mai.

Des masques parfois obligatoires
en entreprises

Au sein de l’entreprise, quand les gestes barrière ne peuvent pas être appliqués entre les salariés et notamment la distanciation physique alors le port du masque sera obligatoire. « J’invite les entreprises à équiper les salariés en masques. L’État viendra en aide aux très petites entreprises pour pouvoir se procurer des masques » a précisé le Premier ministre.

Par ailleurs, le dispositif de chômage partiel qui concerne plus de dix millions de salariés est maintenu en l’état jusqu’au 1er juin. Il est ensuite appelé à être priorisé pour les secteurs les plus vulnérables (comme les cafés et restaurants qui restent toujours fermés). En effet, le coût du dispositif pour les finances publiques devient prohibitif puisque la facture est estimée à 24 milliards d’euros sur la base de trois mois d’indemnisation pris en charge aux deux-tiers pour l’Etat, un tiers pour l’Unedic.

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yvestyko@gmail.com

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