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Quelle sera l’incidence du confinement, et donc de la paralysie d’une partie de l’activité des entreprises, sur l’économie ? L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) s’est livré, lundi 20 avril, à cet exercice désormais rituel de modélisation macroéconomique, en prenant cette fois en compte la date de sortie du confinement, le 11 mai.

Ces huit semaines (du 17 mars au 10 mai) de mise à l’arrêt de secteurs entiers « coûteront » 120 milliards d’euros, soit 5 points de produit intérieur brut (PIB) annuel. Environ 60 % de cette perte seront absorbés par l’augmentation du déficit public, mais 35 % seront subis par les entreprises, « ce qui pose la question du rebond après l’épisode de confinement », soulignent les économistes de l’OFCE, qui plaident pour « un plan de relance bien ciblé, qui pourrait être en lien avec les objectifs environnementaux », afin de « minimiser le coût social de cette crise » et éviter les effets récessifs. En effet, disent-ils, « le risque est grand de voir s’enclencher une spirale récessive : faillites et réduction de l’emploi conduiront à une réduction du revenu des ménages, qui alimentera la réduction de l’activité ».

 

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yvestyko@gmail.com

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