De Dirigeant à Leader : toute une différence, avec un impact en cash-flow

En tant que dirigeant d’une TPE, vous détenez du pouvoir !

  • Le pouvoir légitime, basé sur votre statut de « patron »
  • Le pouvoir coercitif, fondé sur la capacité d’exercer des sanctions
  • Le pouvoir de récompense, lié à la capacité d’offrir un avantage

Mais disposer de ces pouvoirs ne fait pas de vous un leader…

Alors, pourquoi être un leader ?

Selon un sondage Gallup « State of the global workplace » (réalisé en 2013 dans 140 pays quant à l’engagement des salariés dans leur entreprise), seuls 11% des salariés se sentent investis dans leur entreprise en France. Parmi les 89% restants, 61% ne se sentent pas engagés et 28% sont activement désengagés.

Les raisons en sont multiples et pourraient en soi faire l’objet d’un article dédié. L’une d’entre elles est certainement que ces salariés ne sont pas motivés car peu ou pas encadrés par un management adapté, ou à cause d’un dirigeant qui n’a pas une « posture de leader ».

Ainsi l’impact du rôle de leader est essentiel pour l’entreprise : car un leader est un « agent motivateur ».

A quoi reconnait-on un leader ?

Le leader a la capacité d’orienter et de mobiliser durablement un groupe d’individus vers la réalisation de buts précis.

Pour cela, il doit instaurer un climat de confiance. Par cette confiance qu’il inspire, il s’assure l’adhésion des ses équipiers.

  • Le leader doit avoir la capacité d’accéder aux connaissances requises (ce qui se passe entre les collaborateurs, ce qui se passe sur le terrain) et à stimuler la réflexion, la sienne d’abord, et celle de son équipe ensuite, lorsqu’il souhaite par exemple identifier des solutions pour mieux satisfaire et fidéliser les clients, en conquérir plus facilement de nouveaux…
  • Il doit pouvoir disposer des moyens de collaborer avec d’autres personnes afin d’identifier et de résoudre les éventuels points de blocage.

Le leader va inspirer confiance en donnant l’exemple.

Cela passe par l’intégrité. Sans intégrité, pas de confiance. Si le leader est perçu comme non intègre dans sa posture, son comportement, ses attitudes, si ses équipes perçoivent un décalage entre ce qu’il dit et demande et ce qu’il fait lui-même, alors, pas de confiance possible.

Le leader a une vision pour son entreprise.

Il a clairement identifié un but à atteindre (autre que le chiffre d’affaires bien sûr). Une vision qui implique tout le monde, par exemple : l’entreprise qui a le meilleur service clients, la meilleure réputation, les produits/services de meilleure qualité …
Et il communique encore, et tant qu’il le faut, sur ce but.
Il communique pleinement, afin de proposer un projet qui suscite chez l’autre une volonté de s’engager.
Il peut même « co-créer » cette vision avec son équipe, qui n’en sera que plus impliquée.

Bien sûr, ses comportements de leader doivent être cohérents et en phase avec cette vision qu’il cherche à insuffler.

Le leader a la capacité d’aligner ses forces aux besoins de l’entreprise.

Le leadership nécessite pour le leader d’avoir une image positive de lui-même. Parce que une image positive de soi est contagieuse, va se propager à l’ensemble de l’équipe et engendrer un sentiment de confiance chez tous. En conséquence, les collaborateurs ayant une image plus positive d’eux-mêmes, seront plus enclins à adhérer à la vision proposée par le leader, si bien sûr elle fait sens.

Le leader sait maintenir la réussite et les performances de son équipe.

Il a à cœur de maintenir le niveau de performance de son équipe à un niveau optimal, de faire en sorte que l’équipe fonctionne au mieux de ses possibilités, de maintenir et développer les relations de coopération. Il a également à cœur de maintenir la cohésion d’ensemble. Ce qui implique qu’il a conscience des éventuels problèmes entre les membres de son équipe ou des possibles problèmes organisationnels.

Le leader encourage les transformations organisationnelles et personnelles.

Il fait participer chacun et développe au sein de l’équipe une homogénéité de valeurs, une adhésion de chacun dans une démarche de co-construction, de coresponsabilité, de co-engagement, de co-solidarité… entre les membres de l’équipe.

Le leader écoute les clients et ose prendre des risques.

Il promeut pour lui-même et au sein de l’équipe un esprit créatif et innovant.

Et, surtout, le leadership sait encourager son équipe et éviter le blâme.

Être leader c’est permettre à chacun des membres de l’équipe de donner le meilleur de lui-même en tenant compte de ses caractéristiques propres.
Être leader c’est savoir manifester des signes de reconnaissance.
Être leader c’est savoir encourager ses collaborateurs et des comportements appropriés.

Alors pensez-vous pouvoir y parvenir ?

Car oui, cela demande un peu de travail, mais c’est tout à fait réalisable. Je vous suggère d’adopter la méthode du Kaisen, démarche japonaise qui repose sur des petites améliorations faites au quotidien, en continu. C’est une démarche graduelle et douce, qui s’oppose au concept plus occidental de réforme brutale du type « on jette le tout et on recommence ».

Donc, si vous souhaitez développer votre leadership, inutile d’espérer tout changer en 24 heures. Prenez le temps nécessaire pour intégrer ces caractéristiques, et changer petit à petit, un peu chaque jour, votre comportement pour motiver vos collaborateurs et développer ainsi la performance de chacun au sein de votre entreprise.

 

Isabelle DETE
Vice-Présidente de la Commission RH de l’ONTPE

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